Keep The Lights On:

Il est plus que jamais temps d’amener un regard progressiste dans le débat énergétique ainsi qu’un nouveau cap!

Aveuglée par une série de contre-vérités, la Belgique fonce, tête baissée, vers une sortie du nucléaire.

Une facture d’énergie incontrôlable, la position concurrentielle des entreprises belges mise à mal, une sécurité d’approvisionnement inexistante, des émissions de CO2 non pas réduites mais en augmentation : c’est ce qui nous attend en cas de sortie du nucléaire. La Belgique se dirige sciemment vers un échec environnemental, une réduction du pouvoir d’achat et un affaissement de notre vigueur économique.

“Only fools and dead men don’t change their minds.
Fools won’t. Dead men can’t.”

John H. Patterson

L’abîme se referme, tout le monde aperçoit le gouffre et pourtant nous courons vers lui avec des œillères.

En tant que citoyens engagés, il est de notre devoir d’agir. Nous n’avons pas d’affiliation politique ; nous sommes des entrepreneurs, ingénieurs, universitaires et scientifiques désintéressés, simplement extrêmement alarmés par les conséquences désastreuses sur le long terme d’un arrêt complet du nucléaire en 2025. Le contexte a complètement changé depuis 2003 et encore davantage depuis septembre 2020, date de la conclusion de l’accord de coalition du gouvernement fédéral. Si les faits changent, les conclusions doivent changer aussi.

Nous appelons donc à une vision à long terme basée sur des faits. On ne remplace pas une machine à laver qui fonctionne bien par un modèle plus cher qui consomme plus mais ne lave pas mieux. Ce qui reste lorsque l’éclat de la nouvelle machine s’estompe, c’est du linge sale, la nécessité de faire laver une grande partie du linge par les voisins, et une gueule de bois financière. C’est exactement ce que nous propose le plan A sur la table du gouvernement, qui prévoit de remplacer le nucléaire par le gaz et sur lequel se penchera le gouvernement en mars 2022. Il y a de nouveaux éléments dans le débat qui doivent être pris en compte dans le processus de décision. Nous demandons au gouvernement d’en tenir compte pour le bien de la Belgique, de tous ses citoyens et de la planète.

L’urgence de la problématique climatique devrait à elle seule suffire à ne pas remplacer des sources d’énergie à faible émission de CO2 par des centrales à gaz. En outre, la pandémie a sérieusement affaibli la capacité d’action du gouvernement. Et c’est sans compter les tensions géopolitiques, qui n’ont fait qu’augmenter au cours des derniers mois. Tous les clignotants sont au rouge en ce qui concerne les futurs approvisionnements en gaz. La Belgique ne peut pas se permettre de patiner encore davantage, d’éroder encore la position concurrentielle de ses entreprises et de précipiter ses citoyens dans la pauvreté. En sus, la Belgique risque de perdre l’expertise dans un domaine technique et scientifique dont elle est un des leaders mondiaux, rendant très complexe de rebondir ensuite sur les nouvelles technologies nucléaires une fois totalement matures.

Les signataires de cette lettre souscrivent, chacun dans leur domaine d’expertise, aux analyses et sont entièrement d’accord avec la conclusion: la sortie complète du nucléaire en 2025 est une erreur dont notre pays mettra très longtemps à se remettre.

Concrètement, les signataires souhaitent :

Etude comparative

Les signataires souhaitent que le gouvernement fédéral présente une étude comparative actualisée pour le plan A (fermeture de 7 réacteurs et capacité de remplacement de 1,6 GW de centrales à gaz supplémentaires) et le plan B (fermeture de 5 réacteurs), en indiquant clairement les hypothèses de base et les conditions préalables. Sur la base d’analyses approfondies réalisées par de nombreux experts universitaires, il ressort qu’il y a une pénurie structurelle de capacités et que l’appui des pays voisins n’est pas garanti.

Prolongation

Les signataires souhaitent qu’au moins 2 centrales nucléaires (D4/T3) soient prolongées d’au moins 10 ans.

Vision énergétique et cohérente

Les signataires souhaitent qu’une vision énergétique cohérente et globale pour la Belgique et les entités fédérées soit élaborée dans un cadre européen et qu’elle soit mise en œuvre au cours de cette décennie.

La lumière physique mais aussi de la pensée doit rester allumée. Tous les signataires de cette lettre sont entièrement d’accord sur ce point. Si vous êtes intéressé de lire l’analyse complète, nous vous invitons à consulter les perspectives détaillées ci-dessous. Si vous souhaitez voter pour renforcer notre appel, vous pouvez le faire sur la pétition.

Les perspectives

Urgence climatique

La Belgique va-t-elle faire preuve de leadership ou sera-t-elle à la traîne ?

Déchets nucléaires

Mais que faire de tous ces déchets ?

Géopolitique

Peut-on vraiment se reposer uniquement sur le gaz et les métaux rares pour assurer la transition énergétique en Europe ?

Technologie nucléaire

Voulons-nous à nouveau perdre un des rares joyaux technologiques pour lequel la Belgique est dans le top mondial ?

La sécurité d’approvisionnement

La sortie du nucléaire, une stratégie de dépendance aux importations et de moindre diversification, qui nous rend moins résilients…

Aspects socio-économiques

Sans énergie nucléaire, notre facture énergétique ne fera qu’augmenter

Les auteurs ont travaillé sur ces analyses pendant leur temps libre et sous une grande pression de temps. De nouveaux éléments portant sur le fond peuvent entraîner des changements et enrichir les analyses.

Rapports internationaux

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